Bonsoir.
On est vendredi soir, il est 00h39 quand je commence à écrire cet article. J'écoute Siamo Solo Noi de Vasco Rossi et j'ai mal aux yeux tellement je viens de pleurer.
J'ai pas envie de m’apitoyer sur mon sors, j'ai juste envie de dire, encore une fois, que Marco me manque. Pas physiquement, mais l'idée qu'il existe, qu'il soit quelque part sur cette terre.
Je cherchais des images de Valentino sur internet, dans un but bien précis, et de fil en aiguille, je suis arrivée sur une vidéo de l'enterrement de Marco. La musique, les paroles de Kate, du Dr Costa qui l'a probablement vu mourir. D'un coup ça a fait ressortir des choses. Je vais pas expliquer pourquoi j'en suis encore la, pourquoi il me manque, parce que vous le savez déjà, vous devez le savoir. Pas par rapport à moi, ça je m'en fous. Mais vous devez savoir que des personnes comme Marco existent encore.C'est fou, parce que y'a pas une journée où je ne pense pas à lui. C'était pas le cas, avant qu'il parte. Ca confirme l'idée selon laquelle on ne se rend compte de l'attachement qu'on a aux gens que lorsqu'on les perd. Je savais que j'adorais ce garçon avant l'accident, je savais pas à quel point.
Alors c'est peut-être pour ça que j'm'accroche encore plus à Valentino en ce moment. C'est mon point de repère dans ce monde de malade. Je crois que tant qu'il sera là, j'arriverais encore à croire en l'humanité. Je doute du contraire. Parce que les gens peuvent critiquer Valentino, il n'empêche que j'ai jamais connu un homme aussi étincelant à l'intérieur.
Peut-être que je suis comme ça par rapport à Marco parce que c'est la première personne à laquelle je tiens vraiment qui meurt. Peut-être que c'est parce que c'était tellement inattendu. Peut-être parce que voir l'accident en direct, son corps sur l'asphalte, a laissé des souvenirs en moi qui ne parviennent pas à s'effacer. Je sais pas ce qui fait ça. Tout ce que je sais, c'est que ça fait mal.
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